Ces sportifs qui mangent « sans »

sportif sans

Sans gluten, sans viande, sans cuisson… les grands sportifs sont nombreux à supprimer certains ingrédients ou certaines pratiques de leur alimentation. Une tendance également présente chez les amateurs éclairés. Pourquoi font-ils de tels choix ? Est-ce efficace ?

De meilleures performances ?

Connaissez-vous l’histoire de la nageuse Américaine Dana Vollmer ? Après une médaille d’or au relais 4 x 100 mètres nage libre aux Jeux Olympiques d’Athènes (2004) elle a enchaîné les blessures et contre-performances… La jeune femme exaspérée ne savait plus vers qui, vers quoi se tourner pour enrayer cette spirale de la défaite. Puis elle a décidé d’entamer un régime sans gluten en 2011. Un an plus tard, aux Jeux Olympiques de Londres, elle bat non seulement le record du monde du 100 mètres papillon, le record du monde du relais 4 x 100 mètres quatre nages mais elle remporte en tout trois médailles d’or.

D’autres grands sportifs ont fait ce choix tels que trois des meilleurs joueurs de tennis aux monde qui suivent aussi un régime alimentaire sans gluten : Jo-Wilfried Tsonga, Novak Djokovic et Andy Murray. Le parcours de Djokovic laisse lui aussi songeur : il a longtemps subi des problèmes de troubles respiratoires et de baisses de forme avant qu’un médecin ne lui conseille de supprimer le gluten. Ses problèmes disparaissent alors… Mais pourquoi les sportifs seraient-ils plus performants sans gluten ?

D’abord éviter les excès

Reprenons la question d’une autre manière : de nombreux sportifs ne seraient-ils pas sujets aux excès de pain, de pâtes, de riz, voire de pizzas ou de crêpes ? Nul besoin d’études pour connaître la réponse : oui car ces aliments sont vus comme pourvoyant aux grands besoins d’énergie. Mais, on le sait aujourd’hui, le gluten active aussi des récepteurs qui règlent l’activité de gènes influençant le métabolisme du glucose et des acides gras, diminuant la sensibilité à l’insuline et favorisant le stockage du glucose sous forme de graisses… Réduire le gluten permettrait donc un meilleur métabolisme énergétique : le corps fournirait davantage d’énergie. Le message est désormais passé et qu’il s’agisse de cyclistes ou de footballers, le sans gluten fait des émules.

Sportifs végétariens, végétaliens, crudivores…

Si le régime sans gluten se répand, d’autres choix font aussi leur apparition parmi les sportifs tels que l’arrêt de la viande ou des aliments cuits. Teddy Rinner, le judokas aux innombrables victoires (invaincu depuis 2010) a par exemple banni la viande rouge de ses repas. Quand à Régis Mangeot qui arrive régulièrement en haut des classements en ultra-marathon, il a poussé cette option encore plus loin puisqu’il est devenu végétalien : il ne mange ni viande ni poisson, mais supprime aussi les produits animaux tels que les laitages ou les œufs. Enfin certains sportifs plus rares suppriment la cuisson : ils souhaitent profiter de tous les nutriments présents dans leurs aliments. Partant du principe que la cuisson (faire chauffer un aliment au delà de 42°) réduit considérablement la richesse des ingrédients, ils préfèrent les consommer crus.

Les histoires de régimes qui améliorent soudain les performances des sportifs ne doivent pas nous conduire à des conclusions hâtives pour nous mêmes : les choix alimentaires de ces champions sont le fruit de longues réflexions et de tests, le tout sous le contrôle de médecins. Par ailleurs nos métabolismes ont tous des spécificités et aucun régime n’est valable pour tous. Aussi, tâchons de trouver les meilleures solutions pour soi et surtout, surtout : n’oublions pas la gourmandise et le plaisir : la vie n’est pas un marathon !

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