Les éco-entreprises achètent ‘responsable’

Entrepôt de stockage Markal

Au sein d’une entreprise à vocation écologique – un magasin bio par exemple – la sélection des fournisseurs passe forcément par une comparaison de leurs performances environnementales et sociétales. Selon le baromètre 2013 de l’Observatoire des achats responsables, cette pratique monte en puissance en dépit de la crise.

Assurer une cohérence éthique

Que penser d’une boutique bio mal isolée, équipée de meubles imbibés de vernis toxiques, parquetée de bois exotiques issus d’espèces menacées et utilisant des produits de nettoyage polluants ? « C’est une absence de cohérence et d’éthique ! » clameraient certains. D’autres pointeraient aussi un manque de solidarité : les éco-entreprises doivent être clientes et partenaires les unes des autres. D’autant plus que les quantités importantes commandées par une société ont un effet de levier important.

Un nombre croissant d’entreprises ont conscience de ces exigences : le baromètre 2013 de l’Observatoire des achats responsables (Obsar) révèle que les acteurs économiques, tous secteurs confondus, pratiquent de plus en plus l’achat responsable. L’augmentation de la prise en compte des critères RSE au moment de choisir un fournisseur concerne 62% des sociétés sondées. La plupart d’entre elles ne voient pas de contradiction entre la réduction des coûts et une politique d’achats tournée vers le développement durable. Cette étude signale néanmoins que les entreprises peuvent avoir du mal à mettre en place ce type de procédures dans leurs méthodes d’achat.

Markal implique ses fournisseurs

Par nature, Markal fait partie des sociétés attentives aux critères écologiques et sociaux qui encadrent ses achats. Cette exigence est inscrite dans son ADN du fait des matières premières qu’elle transforme, toutes issues de filières exemplaires (voir la rubrique L’Aventure Markal des différentes newsletters). Mais Pierre De Sousa, responsable technique chez MARKAL, reconnaît que, en dehors des matières premières alimentaires – le cœur de métier – pour les autres fournitures (emballages, film, machines etc…) cette démarche existe, mais ne fait pas encore l’objet d’une « politique » proprement dite, c’est à dire encadrée par un cahier des charges spécifique etc. « L’effervescence du secteur bio n’a guère laissé de temps à nos acheteurs jusqu’à récemment » explique-t-il. Cela dit la dynamique est bel et bien lancée et « Markal essaie d’impliquer au maximum ses fournisseurs explique Pierre De Sousa. Pour les emballages carton par exemple, nous souhaitons que les matières premières utilisées soient issues de forêts françaises » illustre-t-il. On peut aussi ajouter que les étiquettes et les étuis des produits Markal sont tous imprimés à base d’encres végétales et biodégradables. Côté informatique, l’entreprise est également sensible aux efforts des fabricants pour réduire la consommation d’énergie. En somme cette stratégie touche progressivement tous les services de l’entreprise et promet de se déployer largement.

Articles sur le même sujet

Commentaires (0) :

Répondre