Droits de l’homme : Les PME peuvent agir

Privilégier les petites marques lorsqu’on fait ses achats ne protège pas contre la négligence envers les droits de l’homme. Contrairement aux idées reçues, les multinationales ne sont pas les seules à bafouer l’éthique. Les PME doivent donc être vigilantes et agir elles aussi pour prévenir les abus. Une ligne de conduite essentielle pour Markal.

Aucune entreprise n’est à l’abri

Le respect des droits de l’homme serait-il réservé aux grandes sociétés ? Non, répond la Commission européenne qui a récemment publié un guide d’introduction aux droits de l’homme (1) destiné spécialement aux PME (Petites et Moyennes Entreprises). En effet, les PME représentent 99% des entreprises au sein de l’Union européenne : elles ont donc une influence importante sur le respect des droits de l’homme et doivent être sensibilisées à cette question.

Discrimination raciale, sexuelle ou religieuse à l’embauche, non-respect de la vie privée ou des temps de repos, sécurité défaillante sur le lieu de travail… Ces injustices existent aussi en Europe et toutes les petites sociétés doivent se sentir concernées car le risque est présent partout. Les entreprises bio doivent être les premières à prévenir ce type d’abus et à adopter un comportement exemplaires.

Donner l’exemple

Les propositions de l’UE incitent les dirigeants à protéger les droits de l’homme et à traduire cet engagement par des initiatives concrètes : soutenir les salariés qui se plaignent de harcèlement moral, supprimer les préjugés sexistes dans la publicité, planifier le travail pour éviter des niveaux élevés de stress, contrôler régulièrement la sécurité des machines et former les salariés à leur fonctionnement etc… Mais, au delà d’être exemplaires sur leurs activités, les entreprises de taille modeste doivent aussi rester vigilantes quant aux comportements de leurs fournisseurs : s’ils enfreignent les droits de l’homme, le « donneur d’ordre » est concerné, même s’il n’a rien commis d’illégal. Pour éviter cela, l’une des solutions consiste à inclure dans les contrats d’achat une clause imposant aux prestataires de respecter les droits humains. De son côté, Markal demande à ses fournisseurs de se conformer à son éthique et vérifie que cette requête est bien suivie d’effets. En visitant régulièrement leurs champs et ateliers, en discutant avec les « petites mains » sur place, en entretenant des relations de confiance et de transparence avec ses prestataires, la société défend ainsi ses valeurs. D’autre part, en s’approvisionnant auprès de producteurs certifiés Max Havelaar, Markal s’assure également que ces derniers respectent les droits des travailleurs dans les pays du sud grâce à la charte du commerce équitable et ses garanties sociales (droit aux congés, à la non-discrimination, à des contrats stables…). Parce que privilégier l’humain est l’affaire de tous et doit devenir une priorité présente à tous les niveaux de gestion.

 

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