Le flexitarisme, qu’est-ce que c’est ?

Flexitarisme : la tendance qui monte

« Non mais … Et puis quoi encore ? Un végétarien qui mange de la viande ? On marche sur la tête ! »

Et pourtant … Dites bonjour au flexitarisme !

Encore peu connu du grand public, ce mouvement est né il y a quelques années aux Etats-Unis sous la directive des défenseurs du « healthy », entendons par là sain et responsable. Les professionnels de santé et les défenseurs environnementaux s’entendent pour dire qu’il s’agirait de l’équilibre parfait entre la ferveur « green » et la passion carnée ! Mais pas seulement, car si ce mouvement est bon pour la santé, il l’est aussi pour le porte-monnaie et un sens de l’éthique aiguisé !

Végétarisme à temps partiel

Moins strict que le végétarisme, le flexitarisme apparaît comme un compromis parfait pour ceux qui hésitent à se lancer. De plus, il permet de varier son alimentation en faisant entrer de nouveaux produits pouvant remplacer la viande sur le plan nutritionnel.

En effet, il s’agit de réduire sa consommation de viande. Ici, plus question d’en manger à chaque repas, mais seulement occasionnellement. Le flexitarisme dessine donc les contours d’une façon saine de manger sans ressentir la frustration du manque de viande !

Le flexitarisme, un régime dans l’ère du temps

Vous l’aurez donc compris, le fexitarisme c’est manger vert avec peu de viande. Et cette volonté grandissante semble la solution la mieux adaptée au monde qui nous entoure !

« Manger 5 fruits et légumes par jour ! » Que celui qui ne connaît pas ce slogan lève la main ! Les professionnels de santé pointent du doigt depuis plusieurs années maintenant l’excès de consommation carnée comme un fléau apportant problèmes de surpoids, cholestérol … contrairement aux aliments de sources végétales qui sont une mine de bienfaits !

Au niveau environnemental, l’élevage constitue une contrainte, voire une menace. Gaz à effet de serre, déforestation, dégradation des terres, perte de biodiversité … Alors quel rapport avec le flexitarisme ? Eh bien, les végétaux nécessitent moins d’eau et génèrent moins de gaz ! Donc réduire la consommation de viande revient à faire un geste pour la planète.

Quand pollution et excès de viande font bon ménage mais mauvais manège

En 2015, se sont plus de 286 milliards de tonnes de produits carnés qui ont été consommés dans le monde. Les prévisions de 2050 laissent présager que la production va aller en augmentant, et ainsi puiser  d’importantes ressources d’eau : en effet, 15500 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de viande bovine, 4900 litres d’eau pour 1 kg de viande porcine et 4000 litres d’eau pour 1 kg de volaille. Des chiffres alarmant lorsqu’on les compare au besoin des végétaux. En effet, 131 litres d’eau sont nécessaires à la production d’1 kg de carottes !

Pour aller encore plus loin, l’élevage est responsable à 14.5% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Et la déforestation n’aide en rien ce problème puisque les surfaces « gagnées » polluent l’environnement. En effet, les terres sont à destination agricole : les épandages libèrent nitrates et phosphore dans l’eau.

Aujourd’hui, 70% des terres agricoles sont destinées à nourrir les animaux, et le manque d’herbe entraîne les éleveurs à nourrir les animaux avec des céréales. Or on considère que pour produire 1 kg de viande, on a besoin de 12 kg de céréales ! Quantités qui pourraient venir en aide au fléau de malnutrition et sous-nutrition de certaines régions du globe.*

* Source : flexitarisme.com

Une journée type dans la peau d’un flexitarien

Petit-déjeuner :

Granola maison

Déjeuner :

Entrée : Samoussas au pesto de pousse d’épinard et sésame

Plat : Poulet grillé au citron et taboulé au concombre

Dessert : Compote de coing et sablés caramel façon tiramisu

Dîner :

Entrée : Terrine aux pois chiche et à la ratatouille, saveur Tajine

Plat : Aubergines farcies au Pilpil®, amandes et cumin

Dessert : Compote tiède de poires aux baies de canneberge, parfum pain d’épices

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Commentaires (1) :

  1. helene soucy -

    Je trouve ce mode alimentaire intéressant

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