Ca pousse partout !

légumes poussent partout

De nombreux espaces, parfois inattendus voire insolites, s’ouvrent à l’agriculture – bio le plus souvent – à petite ou grande échelle. Une tendance forte qui s’impose y compris dans les centres villes : potagers sur les toits d’immeubles, cultures de pleurotes et shiitakes en containers, ruches en plein Paris etc.

Des légumes poussent en classe

Imaginez une école maternelle sans salles de classe. Ou plutôt avec des espaces libres où les équipements habituels partagent la surface avec de magnifiques bacs où poussent des légumes, et autour, de petits animaux de basse cour qui se promènent à la rencontre des enfants, l’ensemble dans une architecture contemporaine où l’on se sent bien. En somme un mélange entre une école classique et une ferme, pour un programme éducatif qui lui aussi associe nature et culture, jeu et technique, et met l’agriculture et l’alimentation au centre des apprentissages. Cette idée qui est encore au stade du projet, est celle d’une équipe d’architectes italiens. Leur concept vient d’être récompensé par le grand concours d’architecture AWR International Ideas Competition dont ils sont les lauréats. Une victoire qui en dit long sur la place nouvelle occupée par l’agriculture dans nos campagnes et surtout nos villes.

Des toitures luxuriantes

Les amoureux de potager savent que depuis quelques années, ils peuvent découvrir de petites merveilles qui poussent à l’abri des regards, en plein Paris… sur les toits ! Une démarche loin d’être anecdotique et qui se développe à grande vitesse. L’un de ces potagers perchés, situé sur le toit de l’hôtel Pullman Tour Eiffel, recèle par exemple plus de 120 variétés de plantes. Mais comment est-ce possible sur une grande dalle de béton ? Grâce à un mélange de bois broyé et de compost (qui ne contient pas de terre!) offrant un substrat très efficace. Contrairement aux idées reçues, le toit est un emplacement idéal pour les cultures : les toitures sont bien ensoleillées et moins humides que certains jardins, évitant ainsi la prolifération de maladies ou de champignons. Mais il faut bien protéger les cultures du vent et être sur de l’étanchéité.

Déchets de café et champignons hauts de gamme

Cette passion pour le potager et cette quête « locavore » ne s’immisce pas seulement dans les écoles et sur les toits des immeubles. Elle se cache également dans des containers et des caves où, depuis quelques années, des passionnés font pousser des champignons sur des résidus de marc de café récupérés dans les bars. En effet une fois ébouillanté le marc offre le substrat le plus propre et le plus riche qui soit. Les amateurs de myciliculture (culture de champignons) n’ont plus qu’à l’ensemencer pour faire pousser des pleurotes ou de délicieux shiitakes. Aujourd’hui ces producteurs urbains vendent leurs récoltes (qui se mesure chaque année en tonnes voire dizaines de tonnes) aux plus grands restaurateurs, comme Alain Passard, ou encore à Lenôtre. Les particuliers quant à eux commencent à s’équiper de kits pour faire pousser leurs champignons chez eux.

L’intérêt pour le contenu de nos assiettes, son goût et son influence sur la marche du monde ne cesse plus de croître et de passionner les citoyens qui, chacun à leur manière, se reconnectent à l’alimentation et à la terre.

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