Markal et l’eau : petits gestes et grandes économies

Comment limiter sa consommation d'eau ?

Spécificité de notre planète, l’eau est une ressource renouvelable et disponible naturellement. Pourtant, sa qualité et ses réserves sont désormais menacées. Limiter la consommation d’eau est donc l’affaire de tous et notamment des entreprises. Tour d’horizon des efforts menés par Markal.

Une ressource chère, qui se raréfie

Depuis 1970, la quantité d’eau disponible par être humain a diminué de 40% (1). Conséquence directe de ce bilan : l’eau coûte cher. Aujourd’hui, prélever et traiter cette ressource est de plus en plus onéreux et constitue un poste de dépense conséquent pour les entreprises. A l’image de nombreuses sociétés, l’activité de Markal nécessite d’importants besoins en eau. Afin de réduire son impact sur l’environnement tout en diminuant sa facture, l’entreprise mène depuis quelques années une politique de gestion responsable de l’eau. « Le poste le plus gourmand est celui de la cuisson des céréales, et particulièrement celle du blé » analyse Franck Markarian, directeur industriel de Markal. « Nos besoins en eau sont liés aux capacités de la chaîne de production, qui permet par exemple de produire 1,5 tonnes de boulgour par heure. » Actuellement, la société consomme 3,3 mètres cubes d’eau par heure (2) pour la cuisson des céréales. « Depuis sa mise en place, le processus de cuisson a fait l’objet de tests pour mesurer sa consommation d’eau. Cette dernière est surveillée en permanence et ajustée selon la qualité du grain« . Une gestion précise, qui optimise l’utilisation de l’eau en temps réel.

Consommer moins, polluer moins

Outre un usage plus efficace, l’autre grand défi des entreprises aujourd’hui est de limiter leurs rejets d’eaux usées : dans certains cas, elles peuvent polluer le milieu naturel. En ce qui concerne Markal, la société a choisi d’épurer ses eaux usées (essentiellement chargées en amidon que le blé rejette naturellement pendant le temps de cuisson dans l’eau) avant de les évacuer. En 2007, elle a donc investi près de 500.000 euros pour créer sa propre station de traitement des eaux provenant de la cuisson des céréales (voir encadré). « Nous avions constaté que nos volumes d’eau consommés étaient directement reliés à la croissance de notre activité. Il semblait donc normal que la société participe à l’effort de traitement de ces volumes avant leur retour dans le réseau classique » précise Franck Markarian.

Dans cette même logique, Markal a doté les robinets de l’usine de Saint-Marcel de réducteurs d’eau qui créent un mélange eau-air. Ils diminuent de 30 à 50% la consommation : des chiffres élevés malgré le prix modeste de ces équipements. Contrairement aux idées reçues, les mesures écologiques les plus efficaces ne sont donc pas toujours les plus chères.

(1) Source : Commission européenne : http://ec.europa.eu/research/leaflets/water/fr/01.html

(2) A titre de comparaison, la consommation moyenne annuelle par habitant est de 54,7 m3 (2009)/source : Eau France – http://www.eaufrance.fr

Une nouvelle station de traitement des eaux

Station-epur

Pour prendre en charge elle-même ses eaux usées, l’entreprise a installé dans les locaux de l’usine de Saint-Marcel les Valence, son propre équipement. Il traite par voie biologique les effluents des ateliers : principalement des eaux de cuisson des céréales chargées en amidon. Cette étape réduit la charge des eaux usées rejetées par Markal, avant que celles-ci ne rejoignent le réseau d’assainissement. La station se décompose en cinq unités. La première est un stockage tampon de 170 mètres cubes qui récolte toutes les eaux à traiter. La seconde unité procède au traitement biologique : les eaux vont circuler dans cinq cuves ou « bioréacteurs » équipées de « peignes » qui fixent littéralement les bactéries et « digèrent » l’amidon contenu dans l’eau. La troisième unité effectue un traitement physicochimique. Elle supprime les derniers éléments restants. L’avant dernière étape permet de vérifier la conformité de l’eau, grâce à un bloc d’analyse automatisé, avant que celle-ci ne soit rejetée dans le réseau urbain d’assainissement. Performants, ces équipements ont demandé de nombreux efforts pour être calibrés de manière optimale et pour que l’entreprise soit à la hauteur du challenge de la préservation d’une ressource indispensable à tous.

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