Markal rencontre Tomate Sans Graines pour la journée internationale sans viande

On connaissait déjà la journée mondiale du végétarisme, mais Markal part à la découverte de la journée internationale sans viande. Cette journée existe depuis 1985, promulguée par l’association américaine FARM, qui milite en faveur du respect des animaux, la préservation de la planète mais aussi l’amélioration de la santé humaine.

A cette occasion, Markal est partie à la rencontre de Stéphanie, bloggeuse culinaire à succès plus connue sous le nom de Tomate sans Graines !

Bonjour Stéphanie ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour ! Eh bien, je m’appelle donc Stéphanie, je suis trentenaire et je suis l’auteur du blog « Tomate sans graines », où je partage mes recettes de cuisine bio, mon mode de vie écolo et bien d’autres choses liées à l’alimentation et à la nature.

Quelles raisons vous ont poussé à cuisiner de plus en plus végétarien ?

Je crois que j’ai toujours eu en moi cette sensibilité à la cause animale. Déjà, à l’adolescence, je me souviens avoir eu une période où je souhaitais devenir végétarienne… au grand dam de ma mère !

Les années ont passé, je me suis installée avec mon compagnon, j’ai ouvert mon blog… et c’est là que tout a vraiment changé.

Petit à petit, j’ai commencé à cuisiner de moins en moins de viande (et aujourd’hui moins de produits animaux de manière générale), tout simplement parce que ça me faisait de la peine de manger un animal mort. Et puis je me suis beaucoup documentée sur les conditions d’élevage et d’abattage des animaux, sur les effets négatifs qu’une consommation trop importante de produits animaux peut avoir sur la santé, et enfin sur l’impact environnemental et humain que l’élevage à grande échelle implique.

Savez-vous par exemple qu’environ 70 % des terres agricoles mondiales sont utilisées pour l’élevage des animaux et la production d’aliments pour ces derniers ? En changeant notre façon de nous alimenter, simplement en réduisant notre consommation de viande, cela pourrait considérablement faire reculer la faim dans le monde !

Bref, tout cela a été une grande prise de conscience pour moi et c’est l’ensemble de ces « découvertes » qui ont fait que je me suis davantage tournée vers la cuisine végétarienne et végétalienne.

Est-ce que la journée internationale sans viande a un sens particulier pour vous ?

Personnellement, je suis déjà une convertie, donc cela ne changera rien à ma vie. En revanche, c’est l’occasion de sensibiliser les personnes qui ne le sont pas, qui ne s’imaginent pas tout ce qui se cache derrière l’industrie animalière.

Quels sont les premiers bénéfices que vous avez ressentis après avoir passé ce cap ?

Très honnêtement, comme je n’étais de toute façon pas une grosse consommatrice de viande à la base, je n’ai pas vu trop de différence au niveau de ma santé. Et puis je pense que c’est quelque chose qui se mesure sur le long terme. Peut-être qu’avec ce régime alimentaire, je ne souffrirai pas de trop de maux en vieillissant et que je serai centenaire !

Qu’est-ce que le végétarisme représente pour vous ?

Une manière de s’alimenter plus éthique mais aussi plus saine. Un moyen de faire tourner le monde un peu plus rond.

Comment votre entourage prend-il ce style de vie ? S’adapte-t-il aux nouvelles saveurs que vous cuisinez ?

Alors là, c’est la question qui fâche ! Ma mère a du mal avec ça : elle a toujours peur que je sois carencée, pense que je ne mange pas suffisamment équilibré… voire que je ne mange pas assez tout court ! Pour information, je tiens à préciser que je ne suis pas 100 % végétarienne : on va dire que plus des ¾ du temps, mon alimentation est végétarienne et même très souvent végétalienne, et le petit quart restant, je suis omnivore. 😉 En résumé, je suis flexitarienne à très forte tendance végé.

Pour ce qui est de ma cuisine, j’avoue qu’il est toujours difficile d’inviter les amis ou la famille qui ont l’habitude de saveurs et de plats très conventionnels et n’apprécient pas forcément le changement… Du coup, je me rabats bien souvent sur des plats relativement traditionnels, que j’essaie quand même de végétaliser, comme des lasagnes aux légumes par exemple. Mais je ne perds pas espoir et tente toujours de leur faire goûter de nouvelles choses à petites doses !

Mon compagnon a eu un petit temps d’adaptation avant d’apprécier pleinement ce que je lui prépare ; mais à présent, il se régale, cela ne le dérange plus du tout qu’il n’y ait pas de viande ou de poisson dans l’assiette, et il ne rajoute même plus de fromage sur ses pâtes ! Donc oui, il faut un peu de temps pour « apprivoiser » certaines nouvelles saveurs et certains plats peu habituels – surtout quand on cuisine beaucoup végétalien et qu’en plus on limite le gluten ! – mais franchement, après, tout roule, on s’habitue aux nouvelles saveurs et à avoir beaucoup plus de légumes dans son assiette, on se régale véritablement et on se sent tellement plus légers, tant au niveau du corps que de l’esprit !

Quels conseils donneriez-vous à des personnes souhaitant se lancer dans l’alimentation végétarienne ?

Allez-y, foncez ! Plus sérieusement, l’alimentation végétarienne n’est pas franchement l’une des plus contraignantes ou restrictives : vous pouvez manger du fromage, des yaourts, du miel… ce qui laisse une grande marge de manœuvre quand même. Et puis je les invite à aller farfouiller sur mon blog où ils trouveront de très nombreuses recettes végétariennes et végétaliennes !

Tomate sans Graines et la cuisine

Une journée végétarienne, ça ressemble à quoi ?

À une journée remplie de couleurs ! Je privilégie très fortement les fruits et les légumes dans ma cuisine, donc c’est coloré.

En ce moment par exemple, je me prépare du porridge au petit déjeuner, à base de flocons de céréales sans gluten, de lait végétal d’amande ou de riz et de fruits de saison : kiwi, orange, banane, pomme… Selon l’envie du jour ! Et parfois même j’y fais fondre un carreau de chocolat noir. Ça me met en pleine forme – et de bonne humeur ! – pour toute la matinée.

Ensuite, pour les repas, j’essaie bien souvent d’avoir une portion de légumes cuits et une portion de légumes crus… dans tous les cas des légumes, plein de légumes ! ^^ Sous forme de salades, de tartes, de soupes, de poêlées, de muffins… Selon le mode de préparation des légumes, je prépare généralement des céréales ou des légumineuses pour accompagner.

Je ne consomme que rarement du fromage mais lorsque j’en achète, je privilégie ceux artisanaux, et bien souvent de chèvre. Le fait d’en consommer moins me fait l’apprécier au centuple. Je ne suis pas prête à arrêter et je savoure ainsi pleinement mon petit morceau de fromage quand je ne résiste pas à la tentation.

Idem pour les desserts : je finis rarement mes repas par un dessert, sauf si je suis invitée. En revanche, je prends toujours un goûter – surtout des fruits, mais aussi de temps en temps des biscuits ou gâteaux maison, des tartines de purée d’oléagineux… –  et quand je reçois où que je suis invitée, je prépare toujours des petites douceurs, c’est là que je me rattrape !

Idée recette juste ici !

Quel aliment avez-vous découvert suite à votre volonté de cuisiner « végé » et dont vous ne pourriez vous passer aujourd’hui ?

Ouh, là, là, c’est difficile à dire tant j’ai fait de jolis découvertes ! Allez, je dirais les purées d’oléagineux, surtout celle de noix de cajou, un délice !

Quelle est votre recette favorite ?

Pareil, je sèche ! J’adore les salades, que l’on peut varier quasi à l’infini et en fonction des saisons (salade de pois chiches à l’aubergine et à l’oignon, taboulés, salade de carottes à l’orange…) ; depuis l’année dernière je me suis mise à réaliser des terrines de légumes et légumineuses dont je raffole ; j’aime aussi beaucoup mon hachis parmentier à la patate douce et au tempeh ; et puis tout ce qui est pâtes (pâtes « normales » mais aussi lasagnes, cannelloni, raviolis) et riz, que je prépare en version végétariennes… Bref, j’aime manger de manière générale. 😉

Je suis davantage un bec salé que sucré, néanmoins je suis loin de rechigner à une bonne crêpe, une mousse forte en chocolat, une brioche à la mie moelleuse comme les réussit à merveille ma copine Grenadine du blog « Goûte, j’ai testé un truc ! » (ce n’est pas pour lui faire de la pub mais ce sont, en toute objectivité, les meilleures brioches que j’aie pu manger) ou encore une délicieuse tarte aux fruits.

Un aliment Markal indispensable dans votre cuisine ?

Les diverses farines sans gluten ou pauvres en gluten (riz, petit épeautre, maïs, pois chiche, châtaigne…) qui me permettent ainsi de varier et de ne pas toujours cuisiner avec de la farine de blé, plus difficile à digérer pour les intestins fragiles comme le mien.

Et puis, une quiche avec une pâte à base de farine de riz et de maïs par exemple, dans laquelle vous aurez éventuellement ajouté un peu d’herbes de Provence ou une poignée de graines de sésame, aura une saveur beaucoup plus intéressante que la même quiche réalisée avec la traditionnelle farine de blé. Il faut oser sortir des sentiers battus !

Quelques recettes de Tomate sans Graines

Tortilla de maïs, garniture végétarienne

Tarte à la courge jaune, épices et feta

Muffins aux fanes de radis et au chèvre

Pancakes salés à la farine de teff, béchamel poireaux-champignons

Quelques recettes végétariennes de Tomate sans Graines
Quelques recettes végétariennes de Tomate sans Graines

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