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Au coeur de son exploitation, nous rencontrons Patrice Duplan

Olivier Markarian : Bonjour Patrice, et merci de nous accueillir à Bise
Patrice Duplan : Bonjour, je suis ravi de vous recevoir

O.M. : C’est un cadre exceptionnel, mais où se situe Bise ?
P.D. : Bise est en plein milieu du département de l'Ardèche, plutôt côté sud, à une vingtaine de kilomètres d'Aubenas et une trentaine de Privas. Nous sommes à près de 550 mètres d’altitude.

O.M. : C’est le terrain idéal pour la culture de la châtaigne ?
P.D. : Effectivement, le sol est granitique dans cette région et avec l’altitude, toutes les conditions sont réunies pour la castanéiculture. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si près de 50% des exploitations agricoles en Ardèche dépendent de la culture de la châtaigne.

O.M. : On peut dire que le savoir-faire est «ici» ?
P.D. : La culture de la châtaigne existe en Ardèche depuis plus de 200 ans. Pour ma part, les châtaigniers ont été plantés par mes grands-parents, et pour d’autres parfois par les arrières grands-parents ! Je suis la troisième génération de l’exploitation familiale.

O.M. : Comment se passe la récolte des châtaignes ? C’est un travail physique ?
P.D. : Oui l’ensemble du travail est réalisé uniquement à la main. Le fait que le terrain soit en pente rend impossible toute mécanisation. Heureusement aujourd’hui nous sommes équipés de filets mais il est toujours indispensable de se courber ! On peut estimer que pour un hectare, on ramasse en moyenne 1 tonne de châtaigne, à raison de 100kg par jour.

O.M. : Patrice, tu fais de la farine de châtaigne pour Markal…
P.D. : Ma capacité de production actuelle est de 200kg de farine par jour. Nous allons investir dans un nouveau moulin qui va augmenter cette production pour faire face à la demande croissante des consommateurs.

O.M. : Que penses-tu de la mise en place de Notre filière Bio ?
P.D. : C’est une très bonne démarche, pertinente et je suis fier d’y adhérer.