Toute l’actualité de l’éco-food – Mars

« L’épouvantail » : un film pimenté…

Chipotle – une chaîne américaine de fast-food spécialisée dans le burrito version écolo – communique depuis quinze ans sur l' »intégrité » de ses produits. Cette fois-ci, l’enseigne au chipotle (sorte de piment mexicain) crée le buzz avec un film publicitaire à l’esthétique soignée, conjuguant sensibilisation écologique et promotion de la marque. Coiffé d’un petit chapeau, un charmant épouvantail découvre les dessous de la malbouffe, les vaches prisonnières du système productiviste et le double langage du marketing… Une communication « responsable » et innovante, qui a déjà séduit près de 12 millions d’internautes.

Le « sans OGM » en pleine expansion

La pression des associations écologistes et des consommateurs s’est avérée nécessaire pour contraindre General Mills, l’un des leaders mondiaux des céréales transformées, à renoncer aux OGM dans l’un de ses produits phares vendus notamment aux Etats-Unis : les Cheerios. Ce recul est emblématique de la période : selon un rapport récent le marché des aliments et des boissons sans OGM s’apprête à exploser. Les ventes vont doubler dans les années à venir pour atteindre 800 milliards de dollars d’ici 2017, selon un rapport de l’organisation Packaged Facts. En cause : le rejet des consommateurs, en Europe notamment, qui pousse les géants de l’industrie agroalimentaire à développer des versions sans OGM de leurs produits.

La dernière étude sur l’agriculture bio est-elle biaisée ?

Les méthodes culturales conventionnelles drainent dans leur sillage un marché considérable de produits chimiques (pesticides, herbicides, engrais de synthèse etc…). Un commerce que l’agriculture biologique met évidemment en danger, ce qui suscite un lobbying intense financé par l’industrie chimique. Si l’on en croit la lettre ouverte d’une centaine de scientifiques (largement relayée sur les médias sociaux) l’étude intitulée « Analyse des performances de l’agriculture biologique » publiée par l’INRA a été orientée par les détracteurs des méthodes bio. Les signataires, y compris certains membres de l’INRA, dénoncent un travail non scientifique et demandent son retrait.

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