Toute l’actualité de l’éco-food – Novembre

Le régime végétalien

Quel est le meilleur régime pour la planète ?

L’allègement de la consommation de viande peut permettre à chacun de réduire son bilan carbone annuel de l’équivalent d’un trajet Londres New York en avion. Tel est le résultat d’une étude qui compare pour la première fois l’empreinte écologique des différents régimes : végétariens, végétaliens, consommateurs réguliers de poisson et de viande. Cette recherche britannique publiée dans la revue Climate Change a fait le buzz notamment du fait de son sérieux et du grand nombre de participants. Il apparait que les  » vegans  » – statistiquement plutôt des femmes – affichent une empreinte carbone 2,5 fois inférieure à celle des amateurs de viande (plutôt des hommes). En somme, mieux vaut manger directement les produits de nos cultures, que de les donner aux animaux d’élevage. La planète et l’humanité pourraient s’en porter mieux.

Une tomate amoureuse d’un poisson

L’agriculture urbaine devient une tendance forte et pourrait transformer le visage de nos villes. Partout dans le monde les innovations se multiplient. Une nouvelle forme d’agriculture – appelée « ferme container » – associe par exemple pisciculture (en bas du container) et cultures de tomates (en haut). Une bactérie transforme les déjections des poissons en engrais qui profitent aux tomates. Cette histoire d’amour insolite entre une tomate et un poisson défraie la chronique mais permet surtout d’importantes économies d’eau et une diminution des émissions de CO2 (celui émis par les poissons est absorbé par les plantes). Il s’agit en réalité d’un concept ancien : les Aztèques pratiquaient déjà ce que l’on nomme  » aquaponie « , une contraction d’aquaculture et d’hydroponie. Une formule qui permet à l’agriculture de se développer ailleurs qu’à la campagne et devrait donc rencontrer le succès.

Le bio gagne du terrain

L’alimentation bio approfondit son ancrage dans la consommation des Français. Le nouveau baromètre Agence Bio/CSA nous apprend qu’ils sont désormais près d’un sur deux à consommer bio au moins une fois par mois. La révolution des habitudes de consommation des citoyens franchit une étape supplémentaire avec une augmentation annuelle de 9%. Cette mutation concerne aussi bien les repas consommés à domicile que dans les collectivités et les restaurants. Selon les experts tous les voyants sont au vert pour une nouvelle progression du mouvement. Côté offre les surfaces cultivables certifiées bio françaises ont elles aussi augmenté de 9% en un an. De bonnes nouvelles !

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