Toute l’actualité de l’éco-food – Novembre

Gastronomies et rebut

De la vigne bio au grand écran

Après avoir été intoxiqué par un traitement imposé alors qu’il cultivait en biodynamie, Guillaume Bodin est devenu cinéaste pour protéger le raisin et le vin. D’abord soucieux de porter un message positif il a montré les vertus des vins en biodynamie dans son premier film : « La clé des terroirs ». On ne pourra donc pas lui reprocher le ton dénonciateur de son nouveau film « Insecticide mon amour » qui revient sur les traitements préventifs imposés aux viticulteurs contre la flavescence dorée. « Les traitements obligatoires avaient lieu sans prendre en compte les risques sur la faune et la santé humaine… » rappelle le jeune réalisateur.

Aux USA un supermarché collaboratif… et géant !

Lorsqu’on leur demande la différence entre leur supermarché et une grande surface classique, les membres de la coopérative alimentaire Park Slope située à Brooklyn donnent la réponse suivante : « Nous sommes des agents d’achat au service des consommateurs et non des agents de vente au service de l’industrie ». Un principe qui a séduit 16.000 membres qui, pour faire leurs courses ici doivent donner chaque mois 2h45 de leur temps pour contribuer au fonctionnement de ce magasin. Cet engagement leur permet de trouver des produits bio et souvent locaux à des prix abordables et de promouvoir l’idée de l’autogestion. Le monde entier s’inspire de ce modèle, y compris en France avec notamment le supermarché La Louve déjà évoqué dans cette newsletter.

La grande gastronomie s’empare de nos petits rebut

Lorsqu’un chef décide de s’approvisionner à 100% d’invendus et de rebuts (encore consommables), les clients se précipitent. Tel est le constat qu’a dressé le « toqué » britannique Adam Smith en installant son premier « Real Junk Food Project » dans le nord industriel : le succès de cette première initiative l’a conduit a développer une chaîne qui rassemble aujourd’hui… 120 établissements à travers le monde ! Leur point commun ? Les repas sont confectionnés à partir d’ingrédients « interceptés » avant la poubelle et leur prix est libre. Même les députés anglais fin gourmets ont gouté et aimé. Il revendique aujourd’hui 200 tonnes d’aliments récupérés et sublimés.

 

Articles sur le même sujet

Commentaires (0) :

Répondre