Vers la fin de la junk food ?

Junk food

Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se détourner des produits emblématiques de la malbouffe et des géants de ce marché. Ce choix n’est pas nouveau pour les adeptes du bio, mais il se répand désormais bien au-delà de ce groupe averti. Certaines enseignes amorcent donc un déclin inattendu, notamment aux Etats-Unis, berceau de la junk food…

Les habitudes changent radicalement

La prise de conscience concernant les liens entre l’alimentation, la santé et l’écologie se généralise. Les signes et les chiffres qui montrent cette évolution se multiplient : « Actuellement la manière dont les consommateurs achètent et se nourrissent change radicalement avec un impact considérable sur l’industrie. Cette dernière ne parvient plus à recoller les morceaux. » constate le site américain TreeHugger, incontournable pour ceux qui s’intéressent aux nouvelles consommations et au développement durable. De son côté le très sérieux New York Times affirme que «Les habitudes alimentaires subissent un tremblement de terre ». Le pays qui a lancé les fast-foods verrait-il les prémices de la fin de cette période ? Tout porte à le croire et cette évolution pourrait bien se propager dans le monde entier et en France.

Baisse des ventes

Aux USA les profits de Mac Donald qui avaient chuté de 15% l’année dernière connaissent une nouvelle baisse cette année. Les ajustements de la marque tels que l’engagement à ne plus utiliser de poulets élevés aux antibiotiques ou le service du petit déjeuner tout au long de la journée n’ont pas permis d’enrayer cette glissade. Outre cette enseigne, la désaffection concerne plus largement encore les produits emblématiques des excès de l’alimentation industrielle : les ventes de soda ont baissé de 25% depuis le tout début des années 2000 ce qui est également le cas des céréales de petit déjeuner les plus sucrées. Les sodas sont de plus en plus remplacés par de l’eau et les friandises matinales par du yaourt et du granola, plus diététiques. Quant aux plats préparés surgelés, leurs ventes ont aussi baissé ces dernières années…

Vers plus de produits bruts, bio et locaux

« Pour survivre l’industrie agroalimentaire ne pourra pas compter sur ses stratégies de communication habituelles, explique un journaliste américain. Une véritable mutation est en cours. Elle remet en question les pratiques actuelles de ce secteur. » Il constate également des changements plus subtils dans les habitudes : alors que les consommateurs déambulaient autrefois dans toutes les parties des supermarchés, aujourd’hui ils passent beaucoup plus de temps près des rayons frais dont les ventes ont augmenté de 30% en 5 ans. Plus largement, la confiance accordée aux « grandes marques » alimentaires vendues en grandes surfaces s’effondre. Face à cela elles tentent de verdir leur image en rachetant de petites entreprises bio qui ont meilleure réputation. Mais ces dernières sont rapidement englouties par les habitudes consuméristes des géants de l’agroalimentaire. Du reste les consommateurs ne sont pas dupes et le fossé se creuse inexorablement. Ils favorisent donc les produits moins transformés, moins « marketés », plus bruts et préfèrent notamment revenir aux fourneaux plutôt que d’acheter des plats préparés, et favoriser les produits bio et de saison. Qu’y a-t-il de mieux que de se retrouver en famille ou entre amis autour de la préparation de bons produits, puis les déguster ensemble ?

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